Ministère de Soeur Bernadette Mackay
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“Connaître vos Religieuses” : Une Ursuline, Sœur Bernadette Mackay |
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Avril 22 – Mai 5 |
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Voici un article qui fait partie d une série de portraits de prêtres, de frères et de sœurs du diocèse d’Orlando. Ces portraits donnent des informations sur les personnes, ainsi que sur leur vocation. Sœur Bernadette Mackay, une Ursuline, répond aux questions posées par Tanya Goodman, de l’équipe du Florida Catholic. Sœur Bernadette Mackay est née sur l’île de Trinité et Tobago; elle est la fille de John Angus Mackay et d’Olive Mackay. Ses parents ont élevé huit enfants, cinq garçons et trois filles. Sœur Mackay est la cinquième de la série. Tous, sauf un seul, furent envoyés ailleurs pour recevoir une éducation. Sœur Mackay a étudié à l’Ecole Saint Joseph à Port-d’Espagne (Trinité et Tobago), depuis la maternelle jusqu’à la huitième année primaire. Ensuite, elle est allée en Barbade pour étudier à l’Ecole Secondaire Sainte Ursule. Elle a obtenu son diplôme de secrétaire à Londres, dans la Rosly House Finishing School et devint bachelière en éducation au Digby Stuart Training College, Université de Londres, Surrey, Angleterre. Elle a obtenu une maîtrise en religion et éducation religieuse à l’Université de Fordham, dans le Bronx, New York. En plus de son travail comme secrétaire à Trinité et Tobago, elle a été directrice de l’Ecole Primaire Sainte Angèle à Georgetown, en Guyane, et directrice de l’Académie Merici (de la maternelle à l’école secondaire) à Caracas, au Vénézuela. . Sœur Bernadette Mackay R: J’ai vécu à la maison avec mes parents, après avoir terminé mes études comme secrétaire. A Trinité, à cette époque, on n’encourageait pas les femmes à faire des études supérieures ; donc, comme ma sœur, j’ai travaillé en tant que secrétaire.
R: C’était pendant une retraite de Confirmation, lorsque j’avais environ 12 ans, que Dieu m’a invitée à considérer la vie religieuse comme un choix de vie. Q: Pourquoi êtes-vous devenue religieuse? Avez-vous décidé tout de suite ? Quel a été le parcours de votre discernement, de votre décision ? R: Pendant cette retraite, je n’ai pas trop accueilli l’idée de devenir religieuse. Je n’avais pas de lumières étincelantes ni de visions, simplement une idée qui émergeait et qui demeurait, en s’infiltrant dans mon esprit et dans mon cœur pendant de nombreuses années. Lorsque cette pensée venait à la surface, ma réponse était toujours, « Non ! Mon Dieu, pas moi. Vous vous trompez! ». Je n’en parlais à personne et j’ai poursuivi normalement ma vie d’adolescente. Q: Pourquoi avez-vous choisi cet ordre religieux? R: Dans mon cœur, je savais que mon appel était enraciné dans un service à rendre au monde. Les religieuses ursulines, telles que je les connaissais, étaient engagées dans un apostolat international. Elles avaient des Sœurs dans tous les pays du monde. C’est là que mon cœur me conduisait. Q: Qui a été le plus étonné par votre vocation? R: C’est probablement ma mère qui a été la plus étonnée. Elle n’était vraiment pas enthousiasmée par ma décision, mais malgré ses propres luttes pour accepter la décision qui me semblait la meilleure, elle a travaillé sans relâche pour m’aider à préparer mon départ de la maison.
Q: Qu’est-ce qui est le plus interpellant dans le choix de devenir religieuse?
Le jour de ma Première Communion fut vraiment pour moi un moment mystique. C’était un moment de rencontre avec Jésus dans l’Eucharistie qui a marqué tout mon parcours religieux, et qui continue à interpeller mon parcours avec Lui. Alors que je grandissais au temps de mon école secondaire, j’étais attentive à la foi religieuse que j’avais observée chez mes parents. Je rejoignais des groupes qui se mettaient au service des pauvres, ainsi que ceux qui encourageaient la dévotion à la Sainte Vierge. Je vivais ma foi sans ostentation particulière. A cette époque il n’y avait pas encore de groupes de jeunes ni de retraites pour jeunes, etc. On vivait sa foi en étant fidèle à l’enseignement religieux appris à la maison.
Depuis que j’étais toute jeune, j’avais appris de ma mère que les déceptions sont de nouvelles interpellations qu’il faut embrasser. Cela ne voulait pas dire que je ne ressentais pas les peines, ni les pertes, ni les bouleversements – je les ressentais certainement – mais du plus profond de mon être émergeait toujours l’exemple de ma mère, qui comptait sur une force intérieure pour la diriger dans chaque événement douloureux ou difficile. Elle n’acceptait jamais qu’on lui réponde « non ». Elle avait comme devise de chercher à créer une solution aux événements inattendus ou indésirables, et de les retourner pour produire quelque chose de nouveau et de positif.
R: La vie religieuse n’est pas pour des gens pusillanimes qui cherchent un port sûr contre les incertitudes de la vie. La vie religieuse est pour ceux qui sont ouverts à l’invitation de Jésus, celle de tout quitter, afin de s’engager à vivre de manière à entendre et à répondre aux voix de tous dans notre planète globale, surtout à la voix des femmes et des enfants, ceux qui sont considérés comme des Anawims, ceux que je préfère nommer « les petites gens de Dieu ». Q: Quand et pourquoi êtes-vous venue dans le diocèse d’Orlando? Q: Quels aspects vous ont le plus interpellée dans votre ministère? · L’engagement de beaucoup de personnes de notre diocèse d’Orlando à participer à des expériences missionnaires de courte durée. Ces expériences étaient une invitation à laisser derrière elles les conforts de la vie, à partager les choses simples de la vie, et à se laisser interpeller par cette expérience. · L’expérience directe de la puissance transformante de la parole de Dieu dans la vie de tant de personnes, et le fait d’entendre dans ces expériences une invitation personnelle à un plus grand engagement en faveur de l’Evangile. · Le développement d’initiatives éducatives pour une formation de qualité destinée aux enfants d’un village de montagne éloigné, leur donnant ainsi l’occasion de réussir leur future vie professionnelle. On ne pouvait même pas imaginer une telle possibilité auparavant. Grâce à cette initiative, des pauvres ont eu l’occasion d’être reconnus comme des personnes créées à l’image et à la ressemblance de Dieu. Q: Que souhaitez-vous faire comprendre sur le travail que vous faites et sur la population à qui vous rendez vos services ? Récemment, j’observais un groupe d’adultes d’un village de montagne : ils ouvraient avec entrain un sachet contenant un gâteau au chocolat, en cassaient un morceau, le goûtaient, exprimaient leur enchantement, et ensuite refaisaient le paquet avec plus de la moitié du gâteau, afin de le rapporter chez eux pour le partager avec leurs enfants. Un seul petit gâteau au chocolat a nourri de nombreuses bouches. C’était l’histoire des cinq pains et des deux poissons qui se répétait. Quand nous sommes capables de partager notre abondance, nous devenons la parole vivante de Jésus. Q: Qui admirez-vous le plus et pourquoi? Parmi ceux-ci, il y a Mahatma Gandhi, Dom Helder Camara, l’Archevêque Oscar Romero, Mère Teresa, le Pape Jean XXIII, Dorothy Day, Dorothy Kazel, Immaculée Ilibagiza, pour n’en nommer que quelques-uns. .
Tout récemment, je me trouvais à la présentation du film, “Soul Surfer”, l’histoire d’une championne de surf qui a eu le bras arraché par un requin. Parce qu’elle croyait qu’elle avait un don à partager avec d’autres, elle a pu surmonter son épreuve et inviter les autres à faire de même dans leurs circonstances de vie. C’est un film pour tous les âges et surtout un film qui devrait être vu par tous les adolescents. L’impact réel de ce film se produit dans le dialogue et la réflexion qui suivent. Q: Y a-t-il autre chose que vous souhaitez ajouter? R: Qu’y aurait-il encore à ajouter? Peut-être inviter tous ceux qui liront ce maigre résumé de lire entre les lignes, puisque la vie est comme un cône de crème glacée à boules multiples. Chaque fois que l’on lèche doucement, cela réveille de nouvelles sensations de goût, et vous rappelle que la vie est pleine de saveurs, à condition que nous nous arrêtions pour en savourer le goût. |

