RESSOURCES POUR LA PRIERE
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Des ressources pour la prière Les discours et les médias utilisent le mot de “prière” en présumant que tout le monde sait ce dont il s’agit. L’ancien Catéchisme a défini quatre types de prière : l’adoration, la reconnaissance, la demande et la contrition. Beaucoup de personnes relient la prière avec le troisième type, celui de demander quelque chose à Dieu. Les disciples de Jésus, même après avoir vécu longtemps avec Lui, Lui ont demandé de leur enseigner comment prier. Dans sa réponse, Jésus leur a donné (et à nous aussi) le Notre Père. http://en.wikipedia.org/wiki/Lord's_Prayer http://fr.wikipedia.org/wiki/Notre_P%C3%A8re Cette prière est un exemple de ce qu’on appelle “la prière vocale”; elle utilise des mots pour s’adresser à Dieu. D’autres formes de prière, peut-être moins connues, sont la “prière liturgique” et “la prière mentale” (ou l’oraison). Nous allons examiner ces formes de prière et les moyens de nous y associer. La prière liturgique (Le mot de “liturgie” vient du grec et a le sens de “devoir public”), selon le rite latin de l’Eglise catholique, consiste en la Prière Eucharistique de Jésus, celle qu’Il a instituée la veille de sa mort, et la Prière des Heures. C’est la Prière Eucharistique (“Eucharistie” vient du grec et signifie “action de grâces”), qui, selon la foi catholique, rend mystiquement présent le Mystère Pascal, c’est-à-dire, la Passion, la Mort et la Résurrection de Jésus. En tant que telle, c’est la prière suprême de l’Eglise. Il existe, cependant d’autres rites à côté du rite latin. On peut trouver le déroulement de cette prière liturgique, souvent appelée “la Messe”, dans un livre qu’on appelle “le missel” ; les lectures de l’Ecriture Sainte y sont réparties en plusieurs cycles pendant une année ; on peut les trouver dans plusieurs sites internet. Par exemple, il y a (http://www.easterbrooks.com/cgi-bin/Cathcal.cgi?20100314; http://lectionary.library.vanderbilt.edu/index.php; http://www.aelf.org/). (http://www.dimancheprochain.org) La Liturgie des Heures, ou "Prière du Temps Présent," (autrefois appelée “Bréviaire”), est fondée sur des Psaumes, priés sept fois par jour. A l’origine, il s’agissait d’“heures” monastiques, qui ponctuaient la vie quotidienne des moines. Cette prière est d’obligation pour les prêtres catholiques et pour quelques congrégations religieuses. Elle est souvent priée plus brièvement en une prière du matin et du soir, appelée Laudes et Vêpres qui se sont aussi généralisées parmi des laïcs. Les Psaumes, qui font partie de la Bible, sont aussi des prières, souvent sous une forme poétique, qui nous conduisent à toute une variété de sentiments dans nos relations avec Dieu : joie, adoration, contrition, regret, crainte, angoisse, reconnaissance, demande – bref, toute la gamme de nos relations humaines et des genres traditionnels de prière. Les Psaumes sont priés au mieux à la première personne, car c’est elle qui ressent ces sentiments devant Dieu. La prière vocale est offerte à Dieu par une formule de paroles fixes, comme le “Notre Père”. Une autre prière vocale bien connue est celle du “Rosaire”, ou du “Chapelet”, avec cinquante Ave Maria priés dans le contexte de différents épisodes de la vie de Jésus, qui mettent en relief sa venue dans le monde, sa Passion, sa mort et sa Résurrection, la venue de l’Esprit Saint et la gloire de Marie, mère de Jésus. On peut aussi trouver une série de prières vocales dans le “Book of Common Prayer” anglican. En principe toutes les formes de prière vocale s’enracinent dans la Sainte Ecriture. L’oraison, ou la prière mentale est une forme de prière peu connue ; pourtant elle est probablement pratiquée par beaucoup de personnes à leur insu. Si vous demandez à quelqu’un qui fait oraison en quoi consiste cette prière mentale, vous obtiendrez probablement autant de réponses que de personnes interrogées. A l’un il s’agit de “perdre du temps avec Dieu” ; à un autre, d’“entrer en Dieu”. Beaucoup de grands saints qui ont enseigné l’oraison, plutôt par leur vie que par leurs écrits, ont soutenu qu’il fallait abandonner ses réflexions et laisser Dieu agir. Beaucoup de ces mêmes saints, comme Thérèse d’Avila et Thérèse de Calcutta, ont aussi vécu de longues périodes de “sécheresse”, dans lesquelles Dieu semblait absent. Ceux qui pratiquent l’oraison sont unanimes à affirmer que celle-ci concerne Dieu et non soi-même. C’est le travail d’une vie, qui doit être pratiqué régulièrement et avec persévérance. Enfin, il ne s’agit pas de transformer Dieu, mais de se transformer SOI-MÊME! Comment faire oraison? Ne vous en faites pas! L’Esprit Saint vous le montrera. Si vous voulez vous mettre en route, des maîtres spirituels, comme Basil Pennington, proposent de se « centrer », sans trop y penser. (Vous pouvez trouver de la matière sur le sujet sur internet). D’autres, de temps immémoriaux, proposent de prendre l’Ecriture Sainte, d’en lire lentement un passage, et lorsque l’Esprit Saint vous y conduit, de vous arrêter, de méditer, de respirer profondément, et de rester sur ce texte sans chercher plus loin, tant que l’Esprit demeure avec vous dans ce passage. C’est une approche que l’on appelle la « Lectio Divina ». Une autre forme de prière “structurée”, proposée par Saint Ignace de Loyola, est celle de la “contemplation ignacienne”. Elle invite la personne à entrer si profondément dans la scène de la Bible qu’on lit ou médite, que, selon les mots d’Ignace, on est “repris par Dieu”. D’autres auteurs qui écrivent sur la prière proposent de faire simplement attention à sa propre respiration ; parfois on se rend compte que le nom de Dieu, en hébreu, YHWH, est “prononcé” (si vous en avez l’audace), simplement en inspirant et en expirant le nom sacré de Dieu – et Dieu est aussi près de nous que notre propre respiration ! Gardez toujours à l’esprit que toutes les formes de prière ont leur valeur ; toutes conduisent dans la même direction, à Dieu. Et toutes s’exercent en lien l’une avec l’autre. Ceci est très important : utilisez la forme de prière qui vous convient le mieux. Si vous êtes vraiment intéressé à avancer dans ce sujet merveilleux, voici quelques propositions de lectures : Casey, Michael. (1996) Sacred Reading: The Ancient Art of Lectio Divina. Liguori Publications: Liguori, Missouri, USA Ferlay, Philippe (1988) Abrégé de la Vie Spirituelle. Desclée: Bilbao Loew, Jacques. (1982) Mon Dieu dont je suis sûr. Fayard-Mame: Paris Lustiger, Cardinal Jean-Marie. (1986) Premiers Pas dans la Prière. Nouvelle Cité: Paris Pennington, Basil. (2001) Centering Prayer: Renewing an Ancient Christian Prayer Form. Doubleday Image Book: New York, New York, USA Radical Grace, a Quarterly Publication of the Center for Action and Contemplation (www.cacradicalgrace.org) Rohr, Richard. (2009) The Naked Now: Learning to See as the Mystics See. The Crossroad Publishing Company: New York, New York, USA Rollheiser, Ronald. (1999) The Holy Longing. Doubleday: New York, New York, USA Society of Jesus (Ireland): http://sacredspace.ie/en Et deux vidéos: Père Barron "Carême" http://www.youtube.com/watch_popup?v=Vm3JK7JYAKs Lectio Divina: http://www1.csbsju.edu/sot/seeingtheword/LectioVideo.htm |
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02 MAI 2010; TURIN, ITALIE |


